• mais c'est quoi ce pays??

    Je me réveille comme tous les jours avant le réveil. Mais cette fois quelque chose cloche : il fait encore nuit et les oiseaux ne chantent pas. Je me suis réveillée si tôt que ça? Je regarde le réveil qui m'indique 7h28 donc, non, il n'est vraiment pas "si'" tôt! Je me lève, me disant que c'est pas bon signe, mais mes oreilles ultrasoniques bien aiguisées n'entendent pas la pluie. Définitivement, quelque chose cloche.
    Je n'ouvre pas les rideaux, je préfère ne rien savoir. De toute façon je ne suis pas en avance vu que je n'ai pas préparée ma salade du déjeuner et je finirais pas découvrir ce qui se passe dehors. Je me hâte de tout préparer, enfile ma chemise à la marque de la société et décide finalement de prendre un imperméable malgré les 29°C de l'appartement qui a toutes les fenêtres ouvertes.

    En bas de l'escalier avant de sortir de l'immeuble, je ne vois pas un écureuil, ça c'est vraiment pas bon signe! Pourtant il ne pleut pas, il y a juste une tapisserie de nuages sales. Je sors et là je comprends pourquoi les bêtes sont planquées! Une chappe de béton envahie mes poumons et essaient de les noyer, saleté! Je me réfugie dans la voiture, l'air est si étouffant que je suis obligée de mettre la clim au plus froid et au plus fort. Désormais j'ai froid, mais au moins je peux respirer, c'est déjà ça de gagné.

    Je prends la route et ça continue a clocher. J'ai beau faire attention à ne pas dépasser la vitesse autorisée, je ne trouve pas la voiture de flics qui a oublié d'enlever ses girophares. Tout à coup la pluie se met à tomber par sceaux entiers, et les girophares ne sont autres que les éclairs, sans tonnerre jusqu'à ce moment précis, qui flashent autour de nous régulièrement toutes les 2 secondes. La journée prend une vision apocalyptique quand je m'aperçois que mes éssuis glace sont à la vitesse maximale et que je ne vois absolument rien de ce qui se passe à l'extérieur de la voiture. Facteur aggravant, les feux de brouillard ne sont pas obligatoires aux Etats Unis donc je croise les doigts pour que la voiture suivante ne me colle pas trop - une tradition locale apparemment - et ralentisse à temps.

    Après avoir roulé pendant 30 minutes à plus de 30 miles par heure en dessous de ma vitesse habituelle, j'arrive enfin sur le parking du boulot. Il pleut toujours à torrent, les gens tentent de s'abriter dessous leur parapluie qui paraissent d'une inutilité désespérante. Sous une ambiance de milieu de nuit alors qu'il est 8h30, j'arrive à me garer au plus près de l'entrée et espère ainsi être un peu épargnée grâce au renfort de mon imper et de mes bottes à talons hauts. Portant rien ni fait, je fais moins de 10 mètres pour atteindre la porte et je sens mes pieds mouillés et mon jeans trempé sur une trentaine de centimètres.
    Quand j'ai dit à mes collègues que je détestais leur pays en leur montrant mes bas de pantalons, l'un d'eux m'a répondu d'un ton très calme : il faut savoir que Dieu se fout de Toledo, OHIO, à tel point qu'il lui pisse dessus...

    Mais alors, l'été s'est terminé?


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